April 02, 2010 | Permalink | Comments (0)
Nous marchions côte à côte, lui si élégant, aristocratique que je voulais le blesser. Tu te rappelles ce qu'on était à 20 ans, ce qu'on était con. Mais prétentieux, ô la morgue. Et c'est pour ça, pour nous qui n'avons vu que la queue de la comète mais n'est-ce pas toujours ce qu'on voit, que ces années furent si flamboyantes les convertis qui ferment la porte fermement derrière eux pour que personne d’autre ne puisse s’immiscer, tous convertis de quelqu’un, et qui ressentent le rite d’autant plus fortement qu’ils ont la conscience de ne pas appartenir, ceux là qui voient d’autant mieux qu’ils sont les spectateurs désignés. Pour réussir une pareille partie il faut la gérer comme un casting : là tu laisses entrer ce gros banquier, il faut qu’il soit le plus gros,bien répugnant très riche, mais alors il lui faut sept filles accrochées à ses basques, qu’il les arrose de billets, des danseuses et ce jeune homme famélique et sombre, pour contrebalancer, le sel qui vient fondre toutes ces graisses et puis la cerise là-bas avec son petit bibi et sa tête fraîche… C’est ça être physionomiste, regarder cette mer de visages et sélectionner ton histoire, composer, cuisiner de tous ces possibles la mixture qui satisfera le palais des hôtes assemblés.
April 02, 2010 | Permalink | Comments (0)
After more than three years of shooting and editing, I am about to release the documentary on Lee Hazlewood. A lot of things happened in the meantime.
When I met Lee and started the movie, he told me the doctors had given him six month to live. He proved them wrong by a year and a half.
These two years we used to meet in several locations on two continents and four countries. He would always call me twenty-four hours ahead of time, asking me to meet him in Stockholm or in Las Vegas, in Berlin or Paris, when he thought there was something worth shooting, be it a recording or a meeting with some friends. I played along
August 04, 2008 in D o c u m e n t a r y | Permalink | Comments (0)
